34 élèves de CM2 redoubleraient selon ce document mis en ligne ce mardi 29 mai faute de place au collège de Tsingoni. France Mayotte Matin a titré sur cette affaire ce matin dans son édition papier.
Sources: Mouvement Jeunesse Mahoraise JM (profil facebook)
Le vice-rectorat de Mayotte sort de sa réserve:
Selon Mayotte Hebdo, un communiqué a été envoyé à la presse pour corriger le tir et rappeler "que tous les élèves de CM2 qui en ont les compétences seront conformément au droit accueillis au collège". Ce "principe" a pour l'occasion été rappelé à tous les inspecteurs de l'île. L'inspecteur qui a produit le document souligne que sa démarche était "individuelle" et "en réalité les 9 élèves qui ont eu un avis très favorable, passeront en sixième". Pour l'heure, rien ne change pour les 21 autres élèves qui ont eu un avis favorable puisque le même inspecteur précise que "la décision sera prise le 31 mai prochain".
Selon le Snuipp, l'histoire ne serait pas isolée : "tout a commencé avec les parents d'élèves de Bouéni, insurgés parce qu'il leur a été demandé d'accepter le redoublement de leurs enfants qui ont moins de douze ans"... sources: Mayotte Hebdo
Coup de théâtre, contrairement à ce qui avait été convenu, l’intersyndicale ne s'est pas présentée ce matin pour la signature du protocole d'accord rédigé par Denis Robin, l'ex-préfet dépêché par Marie-Luce Penchard, comme l'ultime sauveur de Mayotte.
Une cérémonie avait été prévue à 9h00, à la Case Rocher, bâtiment officiel de Petite Terre. Les représentants de l’Etat et du patronat ont attendu en vain...
Le 31 mars 2011, c'est l'UMP qui avait gâché la fête de la départementalisation de Mayotte. Juste retour des choses...
L'UD-FO avait suspendu la grève dès le 18 octobre après avoir joué cavalier seul
Pourtant dès mardi soir à la réception du protocole d'accord, la CGTMa, la Cisma-CFDT, la CGC-CFE ainsi que les associations des consommateurs de Mayotte (Ascoma) et le "Collectif des citoyens perdus" s’étaient félicités des "avancées" notamment sur les prix du kg de viande, de la bouteille gaz et de la tonne de sable.
Sans mention de l'UD-FO, qui avait déjà suspendu la grève suite à son accord du 17 octobre, le texte passait bien.
Hier matin, l'intersyndicale avait même annoncé la suspension de la grève et laissé entendre que la signature du protocole était pour le lendemain.
Que nenni !
Ce qui est imposé par l'ex-préfet, n'est pas suffisant pour l'intersyndicale et sa base.
Un accord durable et non pas jusqu'en mars 2012, une réflexion élargie sur la baisse des prix de 350 produits... La lutte de fond continue donc mais sous une autre forme que la grève. C'est ce qui ressort de la conférence de presse de l'intersyndicale cet après-midi.
Ce protocole d'accord est en fait une mouture de l'accord passé avec l'UD-FO, auxquels l'ex-préfet a ajouté les propositions de Marie-Luce Penchard et les conclusions de Stanislas Martin sur les marges non abusives (selon lui) de la grande distribution.
Salim Nahouda, délégué de la CGT-Ma, a expliqué que l'intersyndicale s'accordait un délai supplémentaire pour rédiger des amendements au protocole.
Denis Robin, estimant avoir achevé sa mission, a pris l'avion de 14h00 GMT+3 pour la Métropole, laissant le soin au préfet Thomas Degos de transformer l'essai.
« Je remets ce protocole au Préfet de Mayotte Thomas Degos, il pourra être signé à tout moment dès que les acteurs le décideront. Nous savons tous qu’à Mayotte il faut aussi laisser le temps faire son œuvre. »
Riche des enseignements du mouvement guadeloupéen, Mayotte la Rebelle n'a pas fini de faire parler d'elle.
sources: Mayotte.la1ère.fr,
Clicanoo, Radio Mayotte 1ère, Ministère de l'Outre-mer
A lire sur mon blog: Mayotte dans le chaos
La Guadeloupe s'était mobilisée pendant 44 jours en 2009 pour déboucher sur la signature du protocole du 4 mars sans éteindre les revendications du lkp. La mobilisation contre la vie chère à Mayotte s'arrêtera-t-elle après 43 jours ? Pas sûr.
Mercredi 19 octobre 2011, le décès d'un manifestant
Le sauveur de Mayotte, Denis Robin, envoyé par Marie-Luce Penchard comme ultime négociateur,a proposé hier par écrit un accord à l'ensemble des parties.
L'ex-préfet de Mayotte, s'est appuyé sur le rapport du médiateur Stanislas Martin*, présenté jeudi dernier, qui avait indiqué, concernant la viande, que les marges de la grande distribution n'étaient pas abusives, et qu'une baisse du prix au kg, point central des négociations, ne pouvait excéder 5 à 10%.
*Pour rappel, la ministre avait nommé le chef de service de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) comme "coordonnateur des enquêtes de concurrence pour l'ensemble de l'Outre-mer." suite au refus de l'intersyndicale de continuer les négociations avec le préfet Thomas Degos.
L'ex-préfet, annonce 4 avancées majeures:
La tonne de sable serait maintenue à 35 euros sur toute l'île
Les baisses de prix seraient applicables jusqu’en mars 2012, date des premiers versements du RSA
Le prix du gaz serait maintenu jusqu’à l’entrée en vigueur de la réglementation par l’Etat.
L'intersyndicale a annoncé, aujourd'hui, dans une conférence de presse à 11h00 GMT+3, heure de Mayotte, la suspension de la grève en raison de la signature de l'accord prévue demain, histoire de réfléchir, d'avoir l'adhésion de la base et le dernier mot afin de conclure au 45e jour...
« Nous n’avons pas obtenu tout ce que nous voulions, mais le travail que nous avons mené a poussé l’Etat à lâcher un certain nombre de choses. La bataille ne fait que commencer », a déclaré Soulaimana Noussoura, président de la CFE-CGC locale.
Mais Mayotte n'est ni La Guadeloupe ni La Réunion, la vieille colonie sur laquelle elle lorgne. " L'île voisine a bénéficié notamment de transferts massifs de subsides par Paris, qui à partir des années 1970, ont contribué à éteindre sous une pluie financière le feu indépendantiste."
D'un côté la grève, de l'autre la révolte. Le mouvement a débuté mardi 27 septembre, il y a 44 jours.
Sources:
LeMonde.fr, Préfecture de Mayotte, Malango Actualité, Le Magazine de l'Océan Indien, Libération.fr, Albalad Mayotte
A lire sur mon blog: Mayotte dans le chaos
Mayotte. Un mois après les premières manifestations contre la vie chère, la grève illimitée est devenue révolte. D'un côté les revendications syndicales et associatives rythmées par le chant des bouénis, de l'autre la violence. Celles des forces de l'ordre et des jeunes. Barrages, barricades, jets de pierres, agressions... la jeunesse brise l'apartheid social entre Révolution à la française et Intifada.
Plutôt que d'écouter ce cri du désespoir, le gouvernement français a choisi sa voie: passivité et violence d'Etat.
Sans vous parler de l'affaire Roukia, une jeune Mahoraise décédée d'une overdose en janvier, qui a mis à mal la crédibilité de la gendarmerie à Mayotte, bien avant que n'éclate « la révolte des mabawas ». Sans vous parler de la violence de la PAF, la Police aux frontières (ici et là et là et là et là...). Sans vous parler d'un tir de flash-ball dirigé vers un enfant de 9 ans...
« La bataille de Dzoumogné » du mardi 25 octobre a démontré une fois de plus que l'Etat ne voulait pas perdre la face. Que l'autorité de l'adulte quoi qu'il fasse... devait être respectée. La jeunesse est l'avenir de l'Homme.
Photographie: Albalad Mayotte
« ... S’offre à nous une scène de complète désolation, une foule de pierres et d’autres projectiles en tous genres jonchent le sol, la bataille des forces de l’ordre pour libérer la route du pont a du être terrible... Un groupe de jeunes se reforment derrière nous au niveau du pont. De l’autre côté, quatre fonctionnaires de la gendarmerie mobile, en tenue complète progressent avec calme et détermination en direction des jeunes encagoulés... Ils finissent par revenir en force, une file de camion se dirige vers le pont, mais au-delà un arbre énorme leur barre la route. La bataille durera encore quelques heures... » par Adrien Theilleux & Philippe Dapvril sur Albalad Mayotte.
« Les sapeurs-pompiers ont dû livrer par bateau la nourriture du personnel hospitalier coincé dans la commune. "C’est un no man’s land", nous a confié une source. » a indiqué Mayotte Hebdo.
Mardi sur les ondes de Kwezi FM, un parent s'indignait de la présence de grenades lacrymogènes dans la cour d'une école maternelle de Dzoumogné.
La rumeur à Dzoumogné, qui est maintenant vérifiée, avait fait état d’un nouvel enfant blessé par un tir de flash-ball mardi 25 octobre. On le sait maintenant, il s'agit d'un adolescent de 14 ans blessé à la mâchoire. La préfecture a assuré mercredi qu'il avait été atteint par "un projectile" non identifié mais pas par un tir de "gomme-cogne", comme l'affirmait une source hospitalière. Le jeune avait été transporté en hélicoptère à Mamoudzou.
Le préfet a demandé une enquête. Encore un événement qui a enflammé un peu plus les esprits.
Dzoumogné se situe dans le nord de Mayotte.
« Avec des tronçonneuses, les gendarmes tentent de dégager la route, une dizaine de troncs d'arbres et bambous ont été érigés sur la chaussée. Nous sommes à Dzoumogné, au nord de Mayotte, où des échauffourées éclatent entre des jeunes Mahorais et des forces de l'ordre. Des centaines de projectiles sont envoyés par les casseurs, des boules de pétanque parfois. Les gendarmes répliquent à coup de flash-balls. Une voiture a été incendiée, elle est dégagée immédiatement. Plus de 80 gendarmes ont été envoyés sur place, mais l'affrontement dure et ils sont à cours de munitions et de gaz lacrymogènes. A la mi-journée, ils sont en train de quitter les lieux. » peut-on entendre dans le reportage d'Antenne Réunion du 25/10 (Linfo.re)
Le lendemain, la situation à Mayotte est devenue incontrôlable.
Mercredi après-midi, près de Mamoudzou, c'est dans une île en sédition, que l'hôtel Le Trévani (au minimum 99 euros la chambre individuelle...) a été attaqué par une bande de jeunes qui avaient érigé deux barrages à proximité.
« Les clients ont bouclé leurs bagages en catastrophe pour embarquer avec le personnel vers le large, le temps que la situation se calme. Les affrontements se prolongeant, tous ont été finalement rapatriés vers Mamoudzou en catamaran. » rapportait ce vendredi Albalad Mayotte.
Un prof écrivait mercredi sur son blog: « Certains parlent de partir, d’autres sont déjà partis et d’autres encore s’organisent en milice d’auto-défense...»
Pour Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer, « le mouvement se radicalise, peut-être avec une centaine de jeunes. Nous sommes plutôt dans un schéma de violences urbaines. » reportait mercredi Mayotte 1ère par la voix de l'AFP. Rien qu'à Dzoumogné, ils étaient des dizaines selon les sources.
sources: Albalad Mayotte, Mayotte 1ère, Mayotte Hebdo, Kwezi FM, Linfo.re, Le Nouvel Observateur, Karibu Maoré, Al-watwan
A Saint-Denis de La Réunion, vendredi vers 17h00, un flash mob rob, pillage organisé, a eu lieu dans le quatier du Moufia. Une soixantaine de jeunes ont saccagé et pillé un Score express.
Déjà « Mercredi, il y a eu des jets de galets sur les voitures », raconte un riverain.
« Il y en avait de tous les âges. Des mineurs, des majeurs » a confié un employé.
Les vigiles ont été complètement débordés. La police, qui s'est déplacée, est restée impassible de peur de subir un caillassage en règle.
L'insécurité aux abords de ce commerce, avait déjà été signalée.
Faut-il y voir des répercussions de la situation chaotique à Mayotte ?
Aucun média ne fait le lien, le quartier est réputé sensible.
Pourtant hier la violence est montée d'un cran dans la cité.
source: Clicanoo
Lire l'article sur LePost.fr A lire sur mon blog: Mayotte dans le chaos (nouvelle url)
Mercredi 26 octobre. La situation est explosive une semaine, jour pour jour, après le décès d'un manifestant. Les barrages ont repris y compris dans le centre de Mamoudzou et aux alentours. Dès 4 heures du matin, des barrages ont été dressés. Des pompiers et des journalistes ont été caillassés par des jeunes. Les gendarmes ne sont pas intervenus ce matin, probablement pour éviter l'embrasement.
Les ambulances ne circulent plus... « Pour la première fois depuis le début du conflit, la sécurité sanitaire n’est plus assurée », indique Alain Daniel, directeur de l’hôpital de Mamoudzou en charge de l’organisation du système de soins dans l’île. Une ambulance a été caillassée en se rendant à Mamoudzou. C'est le chaos...
Déjà hier, à Dzoumogné au nord de l'île, des heurts violents s'étaient déroulés entre les forces de l'ordre et des dizaines de jeunes, qui avaient érigé des barrages . Un jeune a été, une nouvelle fois, blessé par un tir de projectile. La rumeur, qui est maintenant vérifiée, avait fait état d’un nouvel enfant blessé par un tir de flash-ball. On le sait maintenant, il s'agit d'un adolescent de 14 ans blessé à la mâchoire.Les gendarmes mobiles avaient été attaqués à coup de galets, de barres de fer et de cocktails molotov
Dans ce climat de sédition, les syndicats d'enseignants demande au vice
recteur de Mayotte la fermeture des établissements scolaires. En vain... Mardi sur les ondes de Kwezi FM, un parent
s'indignait de la présence de grenades lacrymogènes dans la cour d'une école maternelle de Dzoumogné.
Pendant ce temps, les syndicats, qui ont repris les pourparlers depuis mardi avec le médiateur dépêché par M-L Penchard, exigent en priorité la baisse du prix de la viande mais aussi du sable et du gaz pour poursuivre les négociations.
M-L Penchard a annoncé à la sortie du conseil des ministres d'aujourd'hui qu’elle s’entretiendrait avec le ministre de l’Intérieur Claude Guéant et le premier ministre François Fillon. Si le ministre de l'Intérieur s'exprime sur les Mahorais, c'est un nouveau dérapage assuré ! La semaine dernière, la ministre avait reporté sa venue à La Réunion programmée le jeudi 19 et vendredi 20 octobre, au lendemain du décès d'Ali Elanziz, démontrant un courage incertain...
L'arrivée des clandestins se serait intensifiée depuis que la police aux frontières est contrainte de tourner le dos à la mer pour faire face aux manifestants et c'est maintenant Anjouan qui ravitaillerait Mayotte en produits de première nécessité selon Al-Watwan, un quotidien comorien. Une situation inversée impensable il y a un mois.
Ce soir à la tombée de la nuit, des barrages étaient toujours en place.
Le bilan de la journée par le préfet Thomas Degos , interrogé par l'envoyé spécial de 20minutes.fr:
" Il y a des incidents de rue en marge des manifestations, comme c'est toujours le cas. Il y a sans doute une montée en puissance de ce phénomène ces derniers jours, on assiste à des comportements violents peu courants à Mayotte. J'en appelle au calme et à la sérénité, et condamne ces actes qui n'ont rien à voir avec les revendications."
Pour rappel, la ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, avait
nommé un médiateur samedi à la demande des syndicats " chargé d'établir un rapport qui pourra ensuite
servir de base pour des négociations sur les prix.", le préfet Thomas Degos n'étant plus crédible depuis mercredi. Mais dès la première entrevue lundi, les syndicats ont claqué la porte.
Le médiateur refuse de négocier les prix des produits de première nécessité, sa mission étant de coordonner "des enquêtes de concurrence pour l'ensemble de
l'Outre-mer."
sources: 20minutes.fr, Zinfos974, Clicanoo.re, Radio ô sur Twitter, @Marion_chateau, Linfo.re, Malango Actualité, Mayotte.la1ère.fr, Al-Watwan
Lire cet article sur Le Post.fr
A lire sur mon blog: Mayotte dans le chaos (nouvelle url)
Le mercredi 19 octobre, Monsieur A., de nationalité comorienne, père de deux enfants français, vivant maritalement avec leur mère, elle-même française, est arrêté à Majicavo par la gendarmerie, sur les lieux des manifestations contre la vie chère. Après un contrôle d’identité, il est amené le soir même au Centre de rétention administrative (CRA), sans qu’il puisse informer sa compagne. Le lendemain matin, lors d’une de leurs visites, des bénévoles de la CIMADE constatent aussitôt l’absurdité de sa situation. Ils envoient immédiatement un recours gracieux à la Préfecture, accompagné de toutes les pièces justificatives.
La réponse est conforme à l’habitude : « après examen de la situation de l’intéressé », Monsieur A. est expulsé vers 14H par avion vers Anjouan. L’iniquité flagrante de cette décision conduit Monsieur A., avec le soutien de la CIMADE, à déposer un référé-liberté dans la soirée, arguant d’une violation manifeste de la loi applicable à Mayotte (Ordonnance 2000-373, articles 33 et 34-I-4) mais aussi au regard des lois européennes (Convention Européenne des Droits de l’Homme art. 8). Comme l’exige la procédure, le tribunal administratif se réunit rapidement, soit le 22 octobre.
Grâce à la générosité du Collectif contre la vie chère, un avocat plaide le dossier de Monsieur A. ; la Préfecture n’est pas représentée. Le verdict tombe rapidement : la préfecture est condamnée à « organiser sans délai le retour de Monsieur A. sur le territoire de Mayotte » et à payer 800 euros.
Peut-on espérer que la Préfecture tire les leçons de ce jugement qui condamne des pratiques bafouant sans vergogne les droits de l’homme les plus élémentaires à Mayotte ? La CIMADE y veillera.
sources: migrants outre-mer
C'est l'omerta du côté des grands médias nationaux. @LePost édite En Une au lendemain de la mort d'un manifestant qui a embrasé l'île aux Parfums: "On fait le point.", une autre voix que l'AFP, alors que
toute la presse nationale, le soir du drame, s'était contentée ou presque, de copier coller la dépêche reprenant les dires du préfet de Mayotte. Je vous livre ici quelques nouvelles du front.
A Mayotte, les grévistes ont suspendu les actions ce week-end afin de pouvoir rendre hommage à Ali El Enziz.
Chez moi, à La Réunion, la communauté mahoraise flippe, les nouvelles au téléphone ne sont pas bonnes: les ventres sont vides. Ce matin elle s'est donnée rendez-vous à Saint-Denis et à Saint-Louis pour une marche en mémoire d'Ali El Anziz. Si c'est possible, les gramouns, les Mahoraises et leurs marmailles rejoindront leur famille à La Réunion. Les hommes, eux, resteront.
La vidéo Antenne Réunion (Linfo.re) des 2 marches d'aujourd'hui: ici
Lu dans l'EXPRESS.fr d'hier, un jeune chef d'entreprise nous explique
partir "pour quelques jours à Madagascar. Mon frigo est vide, et de toute façon, on ne peut pas travailler"
Z.I. de Bel Air, Saint-Louis, La Réunion
« Ambiance de couvre-feu », un calme relatif est revenu depuis la nuit de mercredi. Pas sûr que
Mayotte se relève de ses cendres. L'exode a commencé pour ceux qui en ont les moyens ou qui disposent d'argent. Encore faut-il pouvoir accéder à la barge pour gagner l'aéroport...
Mais le pire est peut-être à venir dès lundi, jour de reprise du mouvement.
UPDATE: 13H00 à La Réunion, 11h00 en métropole
Les commerces ont pu rouvrir leurs portes ce samedi matin à Mamoudzou, ce qui a surpris les Mahorais. Les forces de l’ordre sont présentes aux abords des magasins. La décision a été prise hier soir très tard par les représentants des grandes surfaces. sources: Linfo.re
UPDATE: 17H00 à La Réunion, 15h00 en métropole
Marie-Luce Penchard a annoncé aujourd'hui dans une lettre aux syndicats la nomination d'un médiateur. Il sera le "coordonnateur des enquêtes de concurrence pour l'ensemble de l'Outre-mer."
Il s'agit du chef de service de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
"Stanislas Martin se rendra dès lundi dans l'île pour participer au prochain observatoire des prix et des revenus... sera chargé d'établir un rapport qui pourra ensuite servir de base pour des négociations sur les prix."
C'est une façon donc de reconnaître la légitimité de l'intersyndicale. Pour rappel, l'UD FO avait signé lundi un accord en demi-teinte avec la grande distribution, sabrant l'unité syndicale.
sources: Zinfos974
A lire sur mon blog: Mayotte dans le chaos
Réactions sur @LePost à En direct de Mayotte:la situation devient incontrôlable
Toujours très réactif le chacal, 1er com du post, censuré rapidement par la Rédac'
Réactions sur @LePost à Mayotte: quelques nouvelles du front
LHLPSDNH (Les Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire) a été censuré le 28/10 par la Rédac'. Un des sigles préférés des fachos...
Réactions sur @LePost à Un manifestant
meurt à Mayotte: retour sur les 7 derniers jours
Les 2 réactions ont été supprimées par la Rédac' depuis.
A lire sur mon blog: Mayotte dans le chaos
L'article sur @LePost: Un manifestant meurt à Mayotte: retour sur les 7 derniers
jours
A lire sur mon blog: Mayotte dans le chaos
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